Emmanuelle Flandre (Artiste Plasticien)

Dans « Pinus Elliotti » « Epicéa » ou « Fagus sylvatica », j’exploite le caractère graphique et décoratif de bois bon marché. Les titres évoquent le nom latin de ces différentes essences et rendent un peu de «caractère» à ce matériau qui, passé par le prisme de la société de consommation, se transforme en matériau négligeable, insignifiant. Dans chacune de ces propositions, un simple geste, une action élémentaire permet la transformation voire la mutation de la matière. Que se passe-t’il lorsque l’on cerne chaque veine et chaque noeud par un trait. Dans un premier temps, il apparaît que ces nouveaux contours semblent effacer la matérialité du bois au profit de sa représentation. Et lorsque l’on transperce une planche de milliers de trous, si la matière reste inchangée, elle est modifiée, translatée. Les « Moucharabieh » sont des dentelles réalisées avec du scotch sur les vitrines du quARTier.